Archives de catégorie : Billet

La filles aux livres

Cette photo de statue tourne sur les réseaux sociaux. Certains la situent au Japon mais il semblerait qu’elle soit plus vraisemblablement installée dans un parc de la ville de Heihe, dans la province chinoise du Heilongjiang. En revanche, je n’ai pas réussi à trouver le nom de l’artiste qui l’a imaginée.

J’aime l’art qui enchante les espaces urbains et, même si je ne pense pas qu’il faille opposer papier et numérique, je ne peux qu’apprécier cette gamine espiègle.

 

La tête à l’envers

Vous connaissez mon admiration pour Thomas Pasquet, j’en ai parlé. Quand j’ai appris qu’au siège administratif de l’Agence Spatiale européenne, situé à Paris près de l’Unesco, on pouvait découvrir la vie des astronautes dans la station spatiale, j’y ai (presque) couru. C’est dans l’Astrolabe, un espace pédagogique, que ça se passe, casque de réalité virtuelle vissé sur le crâne le temps d’une expérience immersive. J’en ai encore la tête à l’envers !

 

 

 

Les frémissements de l’âme

The Soul Trembles est le titre de l’expo éphémère et phénoménale de l’oeuvre de Chiharu Shiota au Grand Palais (Paris). Et elle est réellement incroyable. D’abord on ne peut que se demander comment procède l’artiste pour tisser pareillement des fils, dans des volumes aussi gigantesques, qui forment des voûtes, des cocons, qui donnent l’illusion de pleins et de vides, de matière et de légèreté. Parce qu’ensuite viennent les émotions que ces oeuvres vont chercher dans les tréfonds de nos âmes, qui frémissent alors certainement.

J’aurais aimé grimper sur le gigantesque escalier de valises, mouvant, incertain, comme Jack sur le haricot magique, m’allonger dans une barque tirée, vers quoi ?, par un blob rouge, plus merveilleux qu’inquiétant, me reposer près du piano brulé, emprisonné dans des toiles d’araignées noires qui imposent le silence malgré le brouhaha.

Il y a l’artiste indissociable de son oeuvre. « Je n’aimerais pas être dans sa tête » ai-je entendu dans la foule. Pour parvenir à nous embarquer pareillement, C. Shiota a emprunté bien des chemins sombres et d’autres plus lumineux. Et ce contraste nous saisit.

La bibliothèque des livres retirés

A la fin de l’été dernier, alors que je lisais Le cimetière des livres oubliés de Carlos Ruiz Zafon, je découvris une bibliothèque bien fournie dans un cabanon de jardin là où je passais quelques jours de vacances. La bibliothèques des livres retirés. La plupart, bien abimés, avaient du vécu. Etaient-ils encore manipulés, lus ? J’en doutais. Retirés du monde, ils veillaient dans le silence tels des moines chartreux.

Bonnes résolutions 2025

En panne de bonnes résolutions pour cette nouvelle année ?
Dans son blog Entre2lettres, Pascal Perrat signale cet article L’IA et le déclin de l’écriture : un monde divisé entre penseurs et non-penseurs annonçant en substance la perte de la capacité à écrire, donc à structurer sa pensée, avec la montée en puissance de l’IA, à rapprocher de la perte musculaire qui touche notre société devenue sédentaire. Si je déplore évidemment cet appauvrissement, j’aime cette idée de considérer les ateliers d’écriture comme des salles à se muscler le cerveau et envisager la promotion de l’écriture comme on encourage l’exercice physique.
J’écris donc je pense en somme.
Quelques lignes d’écriture à ajouter à son running/yoga/fitness matinal pour un meilleur bien-être ? Voilà qui me semble une excellente résolution de début d’année (à tenir !)
Image par StockSnap de Pixabay

Plumes gelées

Ce jeudi s’est abattue sur la région parisienne une pluie de flocons gros comme des plumes. Bien inhabituels au regard de leur taille et de leur précocité. Un vrai spectacle de bataille de polochons en pleine journée de novembre.

« On n’avait jamais vu cela », comme se désespèrent les victimes de catastrophes naturelles, désormais trop fréquentes. « Je ne l’ai jamais plus vu » aurait dit ma grand-mère paternelle. Certainement une traduction de son patois occitan qui nous enchantait quand on était gamins et qu’on moquait à l’envi.

Mais aujourd’hui c’est la nature qui se moque de nous, qui se rebelle, et elle en a bien des raisons, hélas.

En mai reste abrité

Un temps pourri, de la pluie, de la pluie, encore de la pluie, ce début de mois de mai n’en a pas été un. Même les nappes phréatiques, qui pendaient la langue l’été dernier, demandent grâce. Les premiers jours d’avril, en revanche, coup de chaud, il fallut se découvrir et pas que d’un fil.

Le dérèglement climatique met à mal bien des choses, catastrophiques comme la fonte des glaciers ou bien anodines tels les dictons anciens.  Du dérisoire seul nous pouvons nous amuser, alors je me lance pour une révision 2024 du bien connu En avril ne te découvre pas d’un fil, en mai fais ce qu’il te plait :

Début avril, tongs et short tu enfiles avant que mai ne vienne te remettre le ciré.

Et maintenant que le soleil est revenu, pas pour longtemps mais au mieux de sa forme : Courant mai, chapeau  et verres teintés tu peux tenter.

Des suggestions de votre côté ?

Image Pixabay