
Vous le savez…

Vous êtes en train de le lire.

Mes déboires éditoriaux, j’en ai parlé
C’est la suite qui compte ! Suivez moi pour découvrir les prochains « Ma Vie d’Auteure ».
Retrouvez Ma vie d’auteure #1

Vous le savez…

Vous êtes en train de le lire.

Mes déboires éditoriaux, j’en ai parlé
C’est la suite qui compte ! Suivez moi pour découvrir les prochains « Ma Vie d’Auteure ».
Retrouvez Ma vie d’auteure #1
Je vous en ai parlé, j’ai entrepris la compilation des nouvelles publiées sur mon blog en un recueil intitulé « C’est la vie » comprenant plusieurs livrets. Le premier « Des histoires à fleur de coeur » est d’ores et déjà disponible en version brochée. Commandable sur Amazon au prix de 5,80 € .
Il regroupe les histoires suivantes. Peut-être certaines que vous avez aimées : Bise, bise, bise – La
pioche – Oh Barbara – Mines de chien – La boule à facettes – La voleuse – Max et Johnny.
C’est souvent cette dernière histoire, celle du chien perdu et de son nouveau maitre, dont me parlent mes fidèles lecteurs.
Je poursuis la création des autres livrets. J’espère que ces petits formats d’une cinquantaine de pages vous plairont. N’oubliez pas que je suis toujours ravie de vos retours quels qu’ils soient.

« Bonjour monsieur Paglop, je ne pensais pas vous rencontrer aujourd’hui, vous ne rejoignez pas d’ordinaire votre maison de campagne à cette période de l’année ?»
Monsieur Paglop soupire. Il ne peut plus quitter la ville, doit s’occuper de son fils Michel, bientôt sexagénaire, handicapé depuis presque deux ans désormais. Bêtement tombé de sa hauteur, sur le sol en marbre de sa cuisine, lors d’un malaise vagal. Coup du lapin. Après des mois et des mois d’hospitalisation et de rééducation, il a récupéré en partie l’usage de ses jambes, bras et mains. « Mais pas complètement ! Enfin c’est mieux. Il y a encore quelques mois, il ne pouvait même pas pisser tout seul, il fallait que je lui tienne le zob. Vous imaginez ce que c’est pour un père d’avoir à se coltiner ça ? » M. Paglop ne semblait pas attendre de réponse, heureusement pour Antoinette.
Michel se rend tous les jours dans un centre de rééducation, les week-ends exceptés. Alors c’est lui, son père, qui va le stimuler les samedis et les dimanches. Sinon il régresse. « Il n’est pas redevenu autonome, vous comprenez, et il stagne depuis des mois. J’ai bien peur qu’il ne récupère plus rien. Cela le rend dépressif. » Antoinette cherche un mot de réconfort. Avant qu’elle le trouve, monsieur Paglop poursuit. « Il n’a pas été fichu de se trouver une femme, et sa mère tient à peine debout. Alors c’est moi, à presque quatre-vingt-dix ans, qui dois m’occuper de lui ! Voilà ce que c’est de rester vieux garçon. Nos deux autres fils, eux, sont en couple. Pas mariés, alors on ne sait pas trop ce que ça peut donner. Si ça se trouve leurs femmes ne vont pas rester. En plus, ils n’ont pas d’enfant. « C’est le grand désespoir de mon épouse, trois fils et aucun petit-enfant. Moi, je lui dis que c’est ainsi, point barre. Et maintenant, c’est Michel, qui lui cause du mouron. Avec son handicap, autant physique que psy, on voit pas ce qu’on va faire, et personne d’autre que moi pour s’occuper de lui. Et de mon épouse aussi, mais elle, bon, c’est plus normal.»
«Heureusement j’ai encore la santé, mais après moi, hein ? D’ailleurs c’est pas une vie pour notre fils de se retrouver dépendant à soixante berges, moi je me suiciderais. Je le lui ai dit. C’est ce que je ferais à sa place » poursuit M. Paglop. « Vous lui avez vraiment dit ça ? » s’insurge Antoinette, qui ne parvenait pas jusque-là à décrocher un mot, tiraillée entre compassion et aversion. « La médecine progresse tellement vite, vous devez garder espoir.» M. Paglop la regarde comme s’il venait de déballer un objet à l’usage inconnu. «L’espoir, c’est fait pour ceux qui ont du temps, mais du temps, moi j’en ai pas. » Il la salue d’un geste de la main et poursuit son chemin, le visage fermé, laissant Antoinette au bord du trottoir, alourdie d’un peu de son affliction.
Car la tristesse ne se dilue pas dans le partage. Bien au contraire, elle enfle et se propage comme la peste. Certainement en êtes vous victime, cher lecteur.trice, à ce point de lecture, n’est-ce pas ? Vous voilà attristé.e par cette histoire alors que vous ne connaissez ni M. Paglop ni Antoinette. Je suis désolée.
Aussi, place aux bonnes nouvelles maintenant. Si cette nouvelle vous a touché.e, c’est que vous êtes empathique. Une qualité essentielle pour entretenir des relations qui favorisent le bien-être. Et…, vous l’avez deviné, M. Paglop et Antoinette n’existent pas vraiment.
Vous vous sentez mieux ?
NDLR : les plus anciens d’entre vous se souviendront avec nostalgie de Pifou et ses « glop », « pas glop ».
Photo Pixabay
Incitée à l’achat, cet été, par la fiche Coup de cœur d’une libraire de Perros-Guirec, je me suis enthousiasmée en lisant ce roman, et ai découvert par la suite qu’il avait obtenu de nombreux prix littéraires. Avec le Louvre pour fond et la Joconde comme sujet, rien de bien nouveau, mais l’intrigue imaginée par Paul Saint Bris est originale, son écriture a du style et il dévoile avec force détails et anecdotes le travail des restaurateurs et des conservateurs de musée qu’il m’a beaucoup plu de découvrir. En prime, de l’humour et des piques sur certains travers de notre société. Décapant et enrichissant. 
Pour changer un peu de mes chroniques coups de cœur, je vous propose un nouveau rendez-vous : Ma vie d’auteure, un fait, une confidence.
Et c’est parti !



Vous le saviez ?
Pour aller plus loin, vous êtes au bon endroit :
Point de nouvelle inédite dans ce blog, ce mois de février 2026, mais une annonce, celle de la création d’un recueil des nouvelles parues jusque-là. Parce qu’à raison d’une dizaine de textes proposés chaque année depuis trois ou quatre ans, ça commence à en faire des nouvelles. J’ai eu envie de les aérer un peu, et voilà, l’idée du recueil s’est imposée.
C’est la vie est son titre et j’ai prévu de le concevoir sous forme de 5 livrets thématiques, pour le moment, d’une cinquantaine de pages chacun. Avant de le déposer en e-book sur KDP, aux côtés de mes romans, j’ai soumis le premier livret à mes fidèles lecteurs abonnés à ma newsletter. Ils sauront, je n’en doute pas, repérer les coquilles et autres scories, et me les signaler.
Si vous n’êtes pas de ces lecteurs abonnés et que vous avez envie de rejoindre l’aventure de la bêta-lecture des livrets de C’est la vie, abonnez-vous ce mois-ci et vous recevrez le deuxième livret en avant-première fin mars.
Mes meilleurs bêta-lecteurs.trices recevront, en cadeau, le livret broché.






Tellement remarquable le travail d’Eva Jospin, exposé actuellement au Grand Palais, à Paris ! Des œuvres en carton, aussi monumentales que délicates. Incroyable et sublime !
Une expo en cours au musée Zadkine de la rue d’Assas à Paris, avec de belles œuvres à découvrir:
https://www.zadkine.paris.fr/expositions/zadkine-art-deco
Zadkine occupe une place un peu particulière dans mon cœur puisqu’il a vécu avec son épouse dans le Lot, et qu’un musée, aux Arques près de Cahors, lui y est consacré.
https://www.tourisme-lot.com/personnages-celebres/zadkine/
Trouvé dans un appartement loué pour des vacances au printemps dernier (j’ai laissé un autre ouvrage en échange), ce roman à tiroirs de Valentin Musso, un auteur que je ne connaissais pas. Je ne suis pas fan de polar mais celui-ci avec sa construction si singulière m’a embarquée.
Une heureuse découverte à poursuivre.
